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Titre : Création du maquis Camille

Date de publication : 01/03/1943

Note(s) :

Le maquis Camille à la ferme des Goths, août 1944. De gauche à droite : Germain Clément dit Totor, Camille, Norbert, Jean Longhi Grandjean et Gabriel Lagarde.

Création du maquis Camille dans les bois de Plainefas (Saint-Martin-du-Puy) par Jean Longhi et Paul Bernard. Il est l’un des premiers maquis du Morvan, installé dans le Nord et le Nord-Ouest du Morvan. Jean Longhi et Paul Bernard, traqués dans la région parisienne par l’ennemi, se réfugient dans le Morvan à partir de l’automne 1941. Le 22 novembre 1942, ils réceptionnent le premier parachutage en Morvan. Au cours de l’année 1943, les contacts avec la Résistance locale se multiplient et l’action du maquis Camille vise surtout à lutter contre les réquisitions agricoles (sabotage de presse à fourrage notamment). Jean Longhi Grandjean devient chef Départemental Maquis pour la Nièvre tandis que Paul Bernard, Camille assure le commandement du maquis, qui voit affluer des réfractaires au Service du Travail Obligatoire. Au cours du mois de mai 1944, une équipe de saboteurs de la région parisienne menée par Pierre Henneguier (Julien) rejoint le maquis ainsi qu’une équipe de l’I.G.N. dont le chef, l’ingénieur Yves Tual devient conseiller militaire de Camille sous le nom de Tristan. Peu après le débarquement des Alliés en Normandie, le maquis accueille 60 parachutistes anglais du S.A.S. (Special Air Service). Le 26 juin 1944, les troupes allemandes venues terroriser la population de Dun-les-Places attaque le maquis, à proximité, notamment le château de Vermot transformé en hôpital militaire. Le maquis se déplace ensuite et s’installe à la Ferme des Goths, sur la commune de Chalaux, un camp « imprenable » par l’ennemi. Le maquis participe aux combats de la Libération ; à la bataille de Crux-la-Ville du 12 au 16 août 1944, puis à la Libération de Lormes, Corbigny, Clamecy. En octobre 1944, il devient le 2ème bataillon du 3ème Groupement des Bataillons du Morvan pour former ensuite avec ses volontaires et ceux des maquis du Loup et Socrate, le 7ème bataillon de la Nièvre.


Source : MRMO



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